lundi 24 août 2026 - 09:52
L’Ayatollah Ashrafi-Shahroudi souligne le rôle des étudiants en sciences islamiques dans la transmission des enseignements religieux

Hawzah/ L’Ayatollah Mostafa Ashrafi-Shahroudi, éminent enseignant du séminaire islamique de Machhad, a souligné l’importance de l’étude des sciences religieuses et la responsabilité des étudiants des séminaires dans l’orientation de la société.

Machhad, Iran (A.P.Hawzah) –Lors d’une rencontre avec un groupe d’étudiants participant à l’école d’été « Dar al-Ilm », il a déclaré que la principale finalité de l’apprentissage des sciences religieuses était d’acquérir les connaissances nécessaires à l’orientation de la société.
Se référant au verset coranique dit de la « mobilisation pour l’acquisition du savoir religieux », l’Ayatollah Ashrafi-Shahroudi a souligné qu’un religieux ne pouvait véritablement contribuer à guider les autres que s’il mettait lui-même en pratique les enseignements qu’il étudie et transmet.
Il a insisté sur la nécessité d’associer le savoir à la pratique, estimant que l’appel à la vérité, lorsqu’il n’est pas accompagné d’une conduite conforme aux enseignements religieux, perd une grande partie de son efficacité. Selon lui, l’étudiant en sciences religieuses doit d’abord appliquer les prescriptions divines à sa propre vie avant de s’engager dans la prédication et dans l’orientation des autres.
L’indépendance financière des séminaires comme garantie de leur autonomie
L’ayatollah Ashrafi-Shahroudi a ensuite présenté l’indépendance des séminaires islamiques à l’égard des gouvernements comme l’un des facteurs ayant contribué à préserver l’identité historique du chiisme.
Il a expliqué que les savants chiites avaient historiquement assuré leur autonomie grâce à des ressources religieuses légitimes, notamment la part de l’Imam, ce qui leur aurait permis de préserver leur indépendance face aux pouvoirs politiques.
Évoquant un échange avec le président d’une grande université de Médine, il a considéré l’indépendance des séminaires et des savants religieux comme l’un des facteurs leur ayant permis de résister aux courants déviants et aux pressions politiques.
Selon lui, cette autonomie a également contribué à empêcher les pouvoirs en place de s’approprier ou de détourner les enseignements religieux.
La résistance du séminaire de Nadjaf face au régime baasiste
L’enseignant du séminaire de Machhad a également évoqué la situation des institutions religieuses en Irak sous le régime baasiste de Saddam Hussein, mettant en avant la résistance des autorités religieuses et des étudiants du séminaire de Nadjaf.
Il a déclaré que le régime de Saddam Hussein avait instauré un climat de peur et de répression dans le but d’affaiblir et de fermer les séminaires islamiques. Selon lui, les grandes autorités religieuses, conscientes de l’importance historique du séminaire de Nadjaf, ont résisté à ces pressions et contribué à préserver cette institution religieuse et scientifique.
Il a ajouté que la résistance des religieux et des étudiants de Nadjaf avait démontré, selon lui, que les séminaires islamiques se considèrent comme les dépositaires des enseignements religieux et poursuivent leur mission scientifique et religieuse même dans les périodes les plus difficiles.
Les étudiants, dépositaires des enseignements des Ahl al-Bayt
En conclusion, l’ayatollah Ashrafi-Shahroudi a qualifié la part de l’Imam de dépôt confié aux institutions religieuses, qui doit être utilisée pour la promotion des enseignements religieux et la formation de prédicateurs engagés.
S’adressant aux étudiants de Dar al-Ilm, il a souligné que l’utilisation de ces ressources devait s’accompagner d’un engagement sérieux dans l’étude, la formation personnelle et la transmission des enseignements des Ahl al-Bayt.
Il a enfin rappelé que cet héritage religieux, transmis au fil des générations, impose une responsabilité importante aux nouvelles générations des séminaires islamiques, appelées à le préserver et à le transmettre aux générations futures.

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